Saint-Antonin du Var

SAINT ANTONIN DU VAR

Mairie de Saint Antonin du Var
Place de la Mairie
83 510 SAINT ANTONIN DU VAR

Tél. : 04 94 04 42 08
Fax : 04 94 04 41 05

La naissance de SAINT-ANTONIN

Un jour, en l'an 420 de notre ère chrétienne, un Pèlerin nommé ST MAUR s'est trouvé perdu dans ce petit territoire de 1764 ha, il trouva une terre fertile arrosée de nombreuses sources.
Il se mit au travail aidé de quelques pèlerins romains, ils construisirent une chapelle et, tout autour des habitations.
En l'an 425 il demanda au pape SIXTE III de donner un patron à cette chapelle, le pape désigna l'archevêque de FLORENCE ANTONIN dit ANTONINUS un sobriquet à cause de sa petite taille.

Histoire

Pour beaucoup d'entre nous encore, l'année 1954 reste très présente dans nos esprits parce qu'elle fut marquée entre autres, par des événements tels que la chute de Dien Bien Phu le 7 mai, et quelques mois plus tard le début de l'insurrection algérienne, théâtres de bouleversements. Mais pour notre microcosme, loin des évènements médiatiques, 1954 marquait une indépendance plus pacifique, celle de notre village vis-à-vis de la commune d'Entrecasteaux.
En effet, il y a 50 ans, St Antonin prenait son envol à la satisfaction de ses résidents qui, depuis près d'un siècle, manifestaient déjà leur désir de séparation. Car il faut remonter à 1856 pour retrouver quelques traces d'une première tentative de nos anciens demandant leur indépendance communale.

Il y en eut 2 autres: 1914 et 1941 soldées par autant d'échecs. Ce n'est que le 3 juillet 1953 que la délibération est adoptée à l'unanimité pour l'érection de la section de Saint-Antonin en commune, l'arrêté préfectoral sera signé le 6 juillet 1954 par Monsieur le préfet OTTAViANI.
Les élus de l'époque étaient Messieurs Elie HERAUD, Jean FUSTIER, Raymond GIRAUD et Marcel BOYER. Aspiration bien légitime si on considère les moyens de locomotion de l'époque ne facilitant pas les rapports entre le Hameau et son village de tutelle éloigné de 7 kilomètres.
Sans évoquer un relief qui aujourd'hui encore limite les échanges entre les deux communes, et aurait même tendance à pousser St Antonin dans les bras de Lorgues, son actuel bureau postal distributeur.
Mais tout un chacun sait que le combat de prés carrés, en l’occurrence celui de la perte d’une parcelle de pouvoir pour Entrecasteaux, relève généralement d’un long et laborieux processus porté à bout de bras par quelques individus opiniâtres.
Et puis, pour que sa mère, la commune d'Entrecasteaux, considère sa fille suffisamment majeure pour lui confier son destin, il fallait que St Antonin construise patiemment ses propres commodités et attributs qui font l'âme d'un village.

L'histoire de ces édifications diverses, est l'occasion de citer quelques personnalités de bonne volonté dont les noms nous sont très familiers, et de leur rendre ainsi hommage tant leur action contribua au succès de la plus jeune commune de France.

Au Xème siècle déjà, notre village en devenir avec sa chapelle, l'une des plus anciennes du pays, disposait de l'instrument fédérateur de toute collectivité à l'époque. Cette chapelle, inscrite dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille en 1038, fut érigée beaucoup plus tard, en 1911, en église paroissiale.

En 1891, St-Antonin se dotait d'une cave vinicole et installait son école primaire chez Monsieur HERAUD.
 
Sur un terrain acheté à Monsieur Louis GIRAUD, elle créait son propre cimetière en 1909.

Puis ayant elle aussi versé son tribut à la 1ère guerre mondiale, notre future commune se devait d'honorer ses enfants tombés pour la Patrie. Ce qu'elle fit en élevant un monument aux morts en 1919, inauguré par le Lieutenant-colonel Paul de GASQUET en 1922.

Entre temps, en 1910, une mairie annexe ou bureau d'état-civil était installée chez Monsieur Fernand MINGAUD puis chez Monsieur Marius BOYER l'année suivante. Epaulé par trois élus, Monsieur Augustin HERAUD en fut le 1er adjoint spécial. Mais sans doute pour conjurer le sort, ses administrés l'appelaient déjà Monsieur le Maire. Devant les nécessités qui s'imposaient avec l'augmentation progressive de la population, Mairie annexe et école allaient connaître des évolutions notables.

Evolutions notables à l'échelle du village! L'école fut enfin construite en 1930 en face de l'Eglise. Rejointe par la Mairie la même année, elle lui cédait ses locaux en 1962 pour s'installer dans son actuelle infrastructure.

Eglise, école, Mairie, Monument aux morts, cimetière, cave vinicole, sans oublier ses commerces :
3 épiceries boulangeries, un cercle de la Renaissance devenu bar hôtel restaurant, une boucherie... St-Antonin était enfin prête à franchir le pas de la sécession.
Le passage à l'acte, en 1954, c'est à Monsieur Jean FUSTIER soutenu dans son action par le très influent président du Conseil général de l'époque, Monsieur Edouard SOLDANI, que le village le doit. Et les résidents lui en surent grés pendant longtemps.

Ils firent de Jean FUSTIER leur maire pendant 43 ans, récompensant de leur fidélité cet homme arrivé par hasard à St-Antonin au lendemain de la deuxième guerre mondiale et tombé amoureux d'un village qu'il ne quittera plus. Remercions aujourd'hui tous ces acteurs fervents promoteurs inconditionnels de notre village, artisans de la qualité de vie qu'ils nous ont léguée et que beaucoup nous envient.
 
Sa tranquillité, sa culture artisanale, le charme de la dispersion de ses hameaux en communion avec la nature, et, don du ciel, un climat généreux, séduisent invariablement nos nombreux visiteurs jusqu'à retenir certains d'entre eux comme Jean FUSTIER.
 
Car moyens de communication et temps libre aidant, tel un poumon, chaque année, à présent, St-Antonin s'emplit et se désemplit de ses visiteurs et résidents secondaires, toujours les bienvenus, au rythme des saisons sans altérer ou si peu... la convivialité de notre modeste collectivité, gage également de son succès.